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Analyse de l’augmentation du tourisme en Israël en provenance d’Amérique du Nord au troisième trimestre 2026

novembre 5, 2026
Un voyageur avec valise et sac à dos marche dans un aéroport sous des drapeaux israéliens suspendus.
En bref
  • La fréquentation venue des États-Unis et du Canada progresse au troisième trimestre, et c’est une bonne nouvelle pour le tourisme israélien.
  • Cette hausse reste modeste et ne compense pas le début d’année, qui était en net recul.
  • Les nouvelles liaisons aériennes reprises en fin de trimestre servent surtout l’automne, pas l’été.
  • Pour savoir si la reprise tient, suivez le cumul depuis janvier plutôt qu’un seul bon mois.

Sommaire

  1. Analyse du tourisme nord-américain en Israël au troisième trimestre 2026
  2. Un rebond qui ne compense pas encore le recul sur neuf mois
  3. Des vols relancés en septembre, avant une offre renforcée à l’automne
  4. La campagne de promotion, un facteur difficile à isoler
  5. Un marché américain déjà premier avant la reprise de 2026
  6. Comment lire les prochains chiffres du tourisme israélien

Bonne nouvelle : les voyageurs venus des États-Unis et du Canada reviennent en Israël après une année en recul.

Cette reprise suffit-elle à effacer les mois difficiles ? Dans cet article, nous allons voir ce qui pousse les arrivées à la hausse, ce que cette hausse pèse vraiment sur l’année et comment savoir si elle tient.

Index

    Analyse du tourisme nord-américain en Israël au troisième trimestre 2026

    Du juillet à septembre 2026, Israël a accueilli 154 200 visiteurs venus des États-Unis et du Canada, soit 8,59 % de plus qu’à la même période de 2025.

    Ce total additionne les deux pays. Un chiffre qui ne concerne que les Américains, ou que les Canadiens, ne donne pas l’ensemble de la fréquentation nord-américaine. Ce détail est facile à manquer, et il change la lecture du résultat.

    Les Américains pèsent lourd dans ce total : ils représentent environ 82,5 % des visiteurs nord-américains du trimestre. La hausse de 8,6 % vient donc surtout de leur côté, et le Canada pèse nettement moins.

    Cette hausse reste modeste et s’appuie sur un marché américain déjà installé. Un seul trimestre ne suffit pas : attendez les chiffres cumulés depuis janvier pour voir si l’écart avec 2025 se réduit.

    Un rebond qui ne compense pas encore le recul sur neuf mois

    De janvier à septembre 2026, Israël a accueilli 788 500 touristes, contre 927 800 un an plus tôt. Soit environ 15 % de moins. Sur le papier, la hausse du trimestre fait plaisir, mais elle ne comble pas ce trou.

    Les États-Unis restent le premier pays d’origine, avec 35,5 % des arrivées sur la période, loin devant la France (12,4 %). Un bon trimestre américain ne suffit pas à effacer un début d’année difficile. Parler de reprise complète serait exagéré.

    Mois par mois, les arrivées ne progressent pas à la même vitesse : juillet monte fortement, août recule, et c’est en septembre que la reprise se confirme.

    Critère Juillet 2026 Août 2026 Septembre 2026 Octobre 2026
    Arrivées 110 900 (dont 109 300 touristes) 115 900 touristes 137 200 (dont 135 500 touristes) 152 400
    Évolution sur un an +28,6 % (arrivées totales) -1,9 % (touristes) +19,2 % (touristes) +16,2 %
    Lecture du mois Forte hausse Léger recul Reprise confirmée Hausse qui se maintient

    Des vols relancés en septembre, avant une offre renforcée à l’automne

    Le ministère du Tourisme relie la hausse à la reprise des liaisons aériennes. Pour lui, c’est le signe d’une demande renouvelée. Mais les dates comptent : Delta a repris son vol quotidien entre New York-JFK et Tel-Aviv le 6 septembre.

    United a suivi le 8 septembre, avec deux vols par jour entre Newark et Tel-Aviv. Ces reprises arrivent en fin de trimestre. Ne les mettez pas au crédit de l’été : ce sont des vols pour l’automne.

    D’autres vols s’ajoutent après le trimestre, et ils servent surtout l’automne et l’hiver :

    • Israir a lancé ses vols entre New York-JFK et Tel-Aviv le 17 septembre, avec trois vols par semaine, puis un vol par jour avant la fin octobre.
    • EL AL a inauguré ses vols sans escale entre San Francisco et Tel-Aviv le 25 octobre.
    • Air Canada reprendra ses vols entre Toronto et Tel-Aviv le 30 novembre, à raison de quatre vols par semaine.

    La campagne de promotion, un facteur difficile à isoler

    Le 5 juin 2026, le ministère du Tourisme israélien lance une campagne nord-américaine dotée d’environ 2,8 millions de dollars. Elle passe par les médias numériques, les plateformes de diffusion en continu et des récits sur la destination.

    On est tenté de lire 319 millions comme un bilan. C’est pourtant une mesure de l’exposition : le nombre de fois où une annonce s’est affichée.

    Une personne peut voir une publicité sans jamais réserver. Ce chiffre ne dit donc pas combien de voyages la campagne a provoqués. Pour juger l’effet réel, regardez les arrivées, pas les impressions.

    La campagne I Am Israel visait les voyageurs américains de loisirs, ainsi que les publics juifs et chrétiens. Elle montrait le quotidien, la culture, la cuisine et les expériences sur place.

    Côté moyens, elle comprenait trois séries de vidéos, plus de 30 clips pour les réseaux sociaux, et des partenariats avec des influenceurs. Elle passait par Hulu, Disney+, YouTube, Meta et iHeartRadio.

    Les 20 millions de shekels ne sont pas le budget nord-américain : c’est celui de I Am Israel, compté en shekels.

    Un budget ne prouve rien, seule la suite des arrivées compte.

    Un marché américain déjà premier avant la reprise de 2026

    Les États-Unis sont le premier marché d’Israël dès 2025. Cette année-là, ils ont envoyé 400 000 touristes, devant la France (159 000) et le Royaume-Uni (95 000). Le Canada n’en a fourni que 28 000.

    Pour juger la reprise, regardez aussi 2023, et pas seulement l’année d’après. Israël avait reçu 3,01 millions de touristes cette année-là, contre environ 1,3 million en 2025.

    C’est un écart énorme, et une hausse trimestrielle ne le comble pas à elle seule.

    Ce qui relance les arrivées, ce sont les vols et la baisse des avertissements de voyage. Ces deux facteurs jouent surtout pour les Nord-Américains, parce qu’une liaison directe rend le voyage plus simple à décider.

    Mais la capacité des aéroports limite tout. Pour 2026-2027, elle plafonne à environ 6 millions de touristes par an, et ce plafond ne permet pas un retour complet à court terme.

    Lisons cette hausse comme une reprise réelle, pas comme un retour complet.

    Comment lire les prochains chiffres du tourisme israélien

    Un mois isolé fait vite illusion. Pour savoir si l’écart avec 2025 se réduit, comparez chaque mois à son équivalent de 2025, puis regardez le cumul depuis janvier.

    Ne vous fiez pas à un bon mois : seul le cumul montre la vraie direction.

    Prenez septembre 2026 : 137 200 arrivées, dont 135 500 touristes et 1 700 visiteurs à la journée. Pour juger, comparez les touristes à 2025, car ils passent au moins une nuit sur place et pèsent presque tout le total.

    Pour savoir si la hausse tient, notez ces dates et comparez les chiffres qu’elles permettent de lire :

    • 28 octobre 2026 : publication des statistiques du troisième trimestre, votre point de départ.
    • 30 novembre 2026 : reprise d’Air Canada entre Toronto et Tel-Aviv, à raison de quatre vols par semaine.
    • Mars 2027 : retour d’American Airlines entre New York-JFK et Tel-Aviv.
    • 28 mars 2027 : lancement de United Airlines entre San Francisco et Tel-Aviv, à raison de trois vols par semaine.

    Retenez l’essentiel : la hausse venue d’Amérique du Nord est une bonne nouvelle, mais elle ne suffit pas à rattraper une année en retrait. Les vols repris en fin de trimestre serviront surtout l’automne.

    Pour savoir si la reprise tient, ne vous fiez pas à un seul bon mois. Suivez le cumul depuis janvier : c’est lui qui montre la vraie direction.